Relations de l'UE avec le Rwanda

le Rwandale Rwanda

Principaux aspects des relations UE-Rwanda

FED  

Pour la période 2008-2013, le 10e Fonds européen de développement (FED) totalise un montant de 290 millions d'euros. L'appui général à la stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté (SDERP), notamment en faveur de services sociaux tels que l'éducation, la santé et l'eau, représente 60 % de ce budget (175 millions d'euros). Le Rwanda répond aux critères à remplir pour bénéficier d'un soutien budgétaire et un contrat «OMD» (objectifs du millénaire pour le développement) a été signé en mars 2009.

Les deux domaines prioritaires sont le développement rural (40 millions d'euros) et les infrastructures (50 millions d'euros). Des domaines non prioritaires tels que la gouvernance, l'appui au commerce et la facilité de coopération technique sont également compris dans ce programme (25 millions d'euros). Pour couvrir les besoins inattendus, 4,4 millions d'euros ont été prévus au titre de l'enveloppe B.

En plus de la SDERP mise en œuvre en 2007, la stratégie par pays de l'UE projette de soutenir : i) le développement rural grâce à la croissance/transformation économique rurale dans le contexte du développement durable et de la décentralisation, ii) les infrastructures pour une interconnexion régionale grâce à une réduction des coûts de transport et une consolidation du secteur des transports. Une somme moyenne de 40 millions d'euros est déboursée chaque année depuis 2007.

OMD

Le Rwanda est l'un des rares pays ACP à être bien parti pour réaliser la plupart des OMD. Bien que des progrès substantiels aient été accomplis dans tous les domaines, il existe des OMD, comme la mortalité infantile, la santé maternelle et l'élimination de l'extrême pauvreté, qui nécessitent encore des efforts.

Bonne gouvernance et cycle électoral

Les questions de gouvernance dans un contexte post-génocide méritent une attention particulière. Les activités de réconciliation contribuant à l'unité du pays ont atteint un niveau record grâce au déploiement interne du processus de Gacaca et aux travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), tous deux parvenant à leur terme en 2010. Au moment où les auteurs du génocide sortent de prison pour retourner dans leurs villages, il est nécessaire de mettre l'accent sur le renforcement de la justice traditionnelle et sur le processus de réconciliation. La consolidation de la démocratie est cruciale, surtout dans la perspective du cycle électoral 2008-2011.

La Commission européenne a octroyé 1,5 million d'euros pour les différents aspects logistiques du processus électoral, ainsi que pour le renforcement des capacités de la commission électorale nationale. Elle a également apporté son soutien à la société civile rwandaise en formant des observateurs nationaux et en assurant la logistique par l'intermédiaire de l'instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme et du programme NEEDS.

En dépit des efforts réalisés dans le domaine de la justice liée au génocide, la réconciliation, processus long, représente encore un défi à relever. En fin de compte, la réconciliation reposera sur une croissance économique équitable, la réduction de la pauvreté, en particulier dans les régions rurales, et la consolidation de la démocratie.

Dialogue politique

Le dialogue UE-Rwanda, fondé sur l'article 8 de l'accord de Cotonou, a débuté en 2004. Des discussions à haut niveau sur des questions diverses se sont régulièrement déroulées entre des ambassadeurs de l'UE et des ministres rwandais.