Relations de l'UE avec Madagascar

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Face à la côté orientale de l’Afrique, Madagascar, avec ses 587 000 km² de superficie, est la quatrième plus grande île au monde. En dépit de ses ressources naturelles, le pays reste l’un des moins développés de la planète. La pauvreté et ses multiples manifestations telles qu’une malnutrition chronique, l’absence de soins de santé ou d’accès à l’éducation, restent préoccupantes, et ce malgré de récentes améliorations. 70 % des 19,7 millions de Malgaches vit en dessous du seuil de pauvreté.

Les événements du 17 mars 2009 et le transfert par la force du pouvoir pèsent très lourd dans tous les domaines et risquent d'hypothéquer la croissance économique retrouvée les dernières années.

Points clés des relations entre l'UE et Madagascar

L'UE a condamné ce transfert de pouvoir ne respectant pas les règles constitutionnelles et a considéré qu'il constituait une violation flagrante des éléments essentiels repris à l'article 9 de l'accord de partenariat ACP-UE. Après des longues consultations, l'UE a a décidé de suspendre, le 6 juin 2010, la plupart de son aide au développement à l'exception notamment de l'aide humanitaire et d'urgence et certains projets et programmes bénéficiant directement à la population.

La stratégie de développement, telle qu'arrêtée dans le cadre du 10ème FED (2008-2013), est résolument tournée vers la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015. Le 10ème Fonds européen de développement (FED), actuellement en suspens, avec une enveloppe de € 577 millions devait s’articuler autour du développement des infrastructures de transport, du développement rural et de l’aménagement du territoire tout en mettant l’accent sur la promotion de la bonne gouvernance et le renforcement de l’intégration régionale.

L'UE, qui continue à suivre de près l'évolution de la situation à Madagascar, pourrait appuyer, le cas échéant, la mise en place d'une solution politique consensuelle à la crise pour le retour à l'ordre constitutionnel accompagné d'une normalisation progressive de son aide au développement.