Relations de l'UE avec Grenade

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La Grenade est un petit État insulaire qui s'étend au sud des îles Caraïbes. Son territoire englobe les îles de Grenade, de Carriacou et de Petite Martinique. Le pays compte 108 132 habitants. Il s'emploie aujourd'hui encore à se relever des ravages causés en septembre 2004 par le cyclone Ivan, qui a entraîné la mort de 39 personnes, détruit environ 90 % des bâtiments, endommagé les routes et presque anéanti l'économie du pays.

Points clés des relations entre l'UE et la Grenade

L'économie de la Grenade repose depuis longtemps sur le tourisme, les bananes et les épices. Ces dernières années, la fabrication de composants électroniques et de produits à base de papier, les services financiers extraterritoriaux et la vente par téléphone et par internet ont pris une importance croissante. Le pays tente également de diversifier son agriculture grâce à un cadre spécial d'assistance en faveur des fournisseurs traditionnels de bananes des pays ACP. Avant le passage du cyclone Ivan, la Grenade était le deuxième producteur mondial de noix de muscade et de macis, répondant au quart de la demande mondiale. Les bananes sont aujourd'hui cultivées à petite échelle et ne sont plus exportées vers l'Europe. L'octroi de subventions exceptionnelles et l’allégement de la dette après le passage du cyclone ont amélioré les recettes fiscales du gouvernement.

La crise économique actuelle touche tous les pays de la région et se traduit par une baisse des envois de fonds depuis l'étranger, une fréquentation touristique en déclin et une réduction des investissements directs étrangers. Elle menace également les avancées difficilement acquises en termes de développement humain. Néanmoins, les autorités de la Grenade ont accompli des progrès significatifs dans le domaine des réformes structurelles. La TVA a été introduite en février 2010 pour améliorer l'efficacité du système fiscal. Des réformes sont en cours pour créer les conditions nécessaires à une croissance économique diversifiée, en favorisant l'investissement et la création d'entreprises. La réforme institutionnelle du ministère des finances vise en outre à améliorer la capacité de gestion de l'économie.

Le gouvernement de la Grenade a tenté de réorganiser l'économie du pays en adoptant un plan de relance doté de 5,3 millions d'euros (20 millions de dollars des Caraïbes orientales). Ce plan comprend un projet d'amélioration du réseau routier, une initiative de soutien aux ouvriers agricoles et un programme de rénovation des bâtiments. En avril 2006, le FMI a approuvé un prêt de trois ans en faveur de la Grenade, dans le cadre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance, qui a été récemment renforcé et prolongé jusqu'en avril 2010 pour compenser les effets de la crise. L'argent, injecté dans les principaux secteurs de l'économie, a également permis d'apporter des fonds de contrepartie à des projets financés par des donateurs.

En avril 2010, le FMI a approuvé la demande de la Grenade pour un nouvel accord de trois ans au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). Ce nouvel accord a deux objectifs: aider la Grenade à atténuer les effets de la crise mondiale et soutenir le programme de réformes économiques du pays visant à stimuler la croissance, à réduire la pauvreté, à renforcer le secteur privé et l'environnement économique, ainsi qu'à réduire la vulnérabilité du secteur financier.

Au titre du 10ème FED, il est proposé d'affecter 84 % de l'enveloppe financière, soit 5 millions d'euros, au soutien de la politique d'habitat humain de la Grenade pour 2005-2015, destinée à «reconstruire en mieux» et à offrir des logements sûrs aux ménages à faibles revenus. Le solde (1 million d'euros) sera équitablement réparti entre la facilité de coopération techniqueet l'assistance technique.

La Grenade est membre du CARIFORUM, du CARICOM et de l'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO), cette dernière ayant établi une zone monétaire unique et une devise commune (le dollar des Caraïbes orientales), ainsi qu'une banque centrale commune (la Banque centrale des Caraïbes orientales). Le 29 décembre 2009, les dirigeants de l'OECO se sont réunis à Saint-Christophe-et-Nevis et, 28 ans après le traité de Basseterre instituant l'OECO, ont signé un nouveau traité établissant une union économique. Le traité doit encore être ratifié et toutes les dispositions institutionnelles ne devraient pas être en place avant la mi-2010. Avec tous les autres membres de l'OECO, la Grenade a également adhéré au marché et à l'économie uniques de la CARICOM, le pacte régional autorisant la libre circulation des marchandises, des compétences et de la main-d’œuvre dans tous les pays participants. La Grenade est également membre de Petrocaribe, une alliance pétrolière entre les pays des Caraïbes et le Venezuela.