Relations de l'UE avec le Ghana

le Ghanale Ghana

Situé en Afrique occidentale, le Ghana a été le premier pays d’Afrique subsaharienne à obtenir son indépendance, en 1957. Malgré un parcours politique et économique chaotique, le pays présente aujourd'hui de bonnes perspectives en matière de stabilité politique et de croissance économique.  

Le Ghana, qui compte plus de 22 millions d’habitants, est un pays à bas revenus qui dispose de ressources naturelles abondantes. L'agriculture constitue sa principale source d'emploi et de revenus, tandis que l'or, le bois et le cacao forment le gros de ses exportations. La pauvreté a fortement reculé, de sorte que le pays devrait atteindre, bien avant l'échéance prévue, le premier objectif du Millénaire pour le développement (OMD), qui vise à diminuer la pauvreté de moitié d'ici à 2015. Il pourrait être ainsi le premier pays subsaharien à atteindre cet objectif, mais il doit encore réaliser les autres OMD, notamment ceux concernant la santé, l’eau et l’assainissement.

Le Ghana a accompli de grands progrès dans le domaine de la gouvernance et des droits de l’homme. Conscient de la nécessité de consolider ses acquis en matière de gouvernance, il a été le premier pays à participer en 2005 au mécanisme africain d’évaluation par les pairs, né à l'initiative de l’Union africaine. En décembre 2008, le Ghana a organisé des élections présidentielles et parlementaires que les observateurs internationaux, y compris la mission d'observation de l'Union européenne, ont jugées ouvertes, transparentes et totalement libres. Il a ainsi réaffirmé sa maturité politique et son engagement en faveur de la paix et de la démocratie.  

Les grandes lignes de force des relations entre l'UE et le Ghana

En décembre 2007, l'UE et le Ghana ont signé, au titre du 10e Fonds européen de développement, un nouveau document de stratégie par pays (DSP) couvrant la période 2008-2013 et doté d'un budget de 367 millions d'euros. Ce document a été préparé dans le cadre de la stratégie d’assistance conjointe signée par les donateurs.

La coopération de l’UE avec le Ghana portera en priorité sur les trois domaines suivants: la connectivité des transports et l’intégration régionale (76 millions d'euros), la gouvernance (95 millions d'euros) et le soutien au budget général (175 millions d'euros). L’aide permettra d'améliorer l’accès aux marchés et aux services sociaux dans les zones rurales grâce à de meilleures liaisons routières. En ce qui concerne la gouvernance, l’objectif est de mettre en place un système de gouvernement local plus efficace, plus transparent et plus responsable, d’associer la société civile au dialogue national et au processus de décision, et de renforcer la pratique de la démocratie.

En ce qui concerne le soutien au budget général, l'UE et le Ghana (parmi huit pays seulement) ont signé un contrat OMD,qui prévoit une aide budgétaire prévisible et à long terme, en échange d'une plus grande attention accordée aux résultats, notamment en ce qui concerne les OMD et la gestion des finances publiques.   

Le solde de l'enveloppe budgétaire (21 millions d'euros) couvrira la facilitation des échanges commerciaux, les questions de migration, l'environnement et la coopération technique.
Le Ghana est également le premier pays à avoir signé avec l'UE un accord de partenariat volontaire portant sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (FLEGT). Répondant aux préoccupations de l'opinion publique, l’UE a adopté en 2003 le plan d’action FLEGT, qui vise à encourager la gestion durable des forêts.  

Le Ghana doit par ailleurs s'atteler à la mauvaise gestion des ressources naturelles, et notamment au problème des «diamants de la guerre». Le processus de Kimberley, auquel participe l'UE, réunit les gouvernements intéressés, l’industrie internationale du diamant et la société civile afin de trouver des solutions. Le Ghana a réalisé des progrès remarquables dans le cadre de cette initiative.

Enfin, le Ghana, qui est un des rares pays non PMA de l'Afrique de l'Ouest, a paraphé en décembre 2007 un accord de partenariat économique intérimaire avec l'UE. Cet accord a pour objectif de préserver son accès au marché européen et d'éviter les distorsions de concurrence.