Dialogue avec la Société civile

L'Union européenne (UE) considère que l'association la plus large possible de tous les pans de la société est indispensable au développement durable.
Ainsi, la société civile (les ANE – acteurs non étatique que sont les associations, les ONG, les syndicats, le secteur privé,, etc.) est considérée  comme un acteur-clé du développement car proche des populations et de leurs besoins. A cet effet, l'Accord de Cotonou, révisé le 22 juin 2010 à Ouagadougou, prévoit une participation croissante des Acteurs non étatiques (ANE) des pays ACP au processus de développement.

Ainsi, un exemple probant est le lancement, en mars 2010, d'une large consultation d'un an par le siège de l'UE, appelée "Dialogue structuré", auprès des Organisations de la Société civile (OSC) et des Autorités Locales (AL) au niveau de tous les continents, dont  14 pays d'Afrique, y inclus le Burkina Faso.

Dans le cadre de cette consultation, le 1er séminaire régional a été organisé à Bamako (Mali) au début du mois de juin 2010 pour le continent africain. Ce séminaire  a permis des échanges entre OSC/AL et l'UE, et a permis d'émettre des recommandations sur le rôle des OSC et des AL dans l'évolution de la coopération au développement  et de l'efficacité de l'aide, ainsi que sur l'avenir des instruments de financement destinés à ces acteurs de développement.

Cette consultation d'une année vient de se terminer par une conférence de haut niveau à Budapest du 17 au19 mai 2011, présidée par le commissaire européen au développement, Andris Piebalgs.

Des échanges se poursuivent avec le siège de l'UE à travers le site web "Help desk pour la société civile-CISOCH" (lien ci-dessous), qui devrait permettre entre autres les échanges de bonnes pratiques.

Au Burkina Faso spécifiquement, l'Union européenne soutient de nombreux projets réalisés par des ANE au plus proches des populations, tant dans le domaine du développement rural, de la sécurité alimentaire, que dans les secteurs sociaux et  la gouvernance.

Ainsi, dans le cadre du 9ème FED, un programme de renforcement des organisations de la société civile au Burkina Faso (UE-PROS) a été instruit en partenariat avec le gouvernement du Burkina Faso,  et selon les orientations de l'Accord de Cotonou. D’une durée opérationnelle d'environ 3 ans et demie à partir de décembre 2008, ce programme a un coût global de 15.300.000 € (10.036.142.100 FCFA).

Le programme PROS poursuit l'objectif de soutenir l'amélioration de la participation citoyenne à la lutte contre la pauvreté à travers une contribution de la société civile organisée, plus active et plus efficace au processus de développement national, régional et local.  Ce programme contribue à renforcer le dialogue dans le cadre des politiques de lutte contre la pauvreté, de la bonne gouvernance et de la décentralisation mises en Ĺ“uvre à l’heure actuelle par le gouvernement burkinabé. En complément, les services de l’État chargés de la structuration du système public national de reconnaissance, d’enregistrement et de suivi des OSC bénéficient d’un appui institutionnel.

Dans le cadre du PROS, 39 projets ont été lancés en décembre 2010 en vue de renforcer les capacités de la société civile et le processus démocratique dans le pays notamment par des actions de partage d'expériences, d'information et de concertation. Suite à un 2e appel à propositions, d'autres projets sont en cours de sélection.  4 ONG ont également bénéficié d'un contrat en vue d'accompagner et de renforcer les actions d'OSC plus modestes dans des domaines ciblés (organisations féminines, de la jeunesse, de la presse privée  et des droits humains) et ce, à travers tout le pays.

Le PROS s'est aussi impliqué dans le suivi du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), qui a fait l'objet de consultations dans les 13 régions du Burkina Faso. Ces consultations visent à impliquer davantage les OSC de tout le pays dans le processus de lutte contre la pauvreté, notamment dans le cadre du processus de décentralisation.  Elles visent aussi à créer de meilleures conditions de concertation entre OSC et  structures gouvernementales notamment au niveau des collectivités territoriales sur le suivi des politiques publiques et des orientations prises par le gouvernement.