Coopération technique et financière

La mise en œuvre de la coopération

L’Algérie est engagée dans la coopération avec l'UE à travers d'une part, la coopération avec la Commission européenne dans le cadre des instruments successifs (protocoles méditerranéens, programmes MEDA I et II, Instrument financier de Voisinage), et d'autre part, avec les coopérations nationales des Etats membres de l'UE, notamment la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie et la Belgique. Actuellement, tout en ne participant pas pleinement dans la politique européenne de voisinage (PEV), l'Algérie bénéficie depuis 2007, pour la mise en œuvre de sa coopération avec l'Union européenne, de l'instrument financier de la PEV. Le total des programmes bilatéraux en cours avec l'UE hormis ceux des Etats membres s'élève à environ 700 M€.

La coopération UE-Algérie permet de soutenir ce pays dans la phase de transition actuelle caractérisée par de nombreux changements structurels de l'économie notamment : le processus de privatisation en cours; l'ouverture progressive à plus de participation privée des secteurs de réseaux (télécom, eau, ports, etc.); la réalisation des grands projets d'infrastructure contribuant au désenclavement et aux échanges (autoroute, etc.) ; la réforme financière et la simplification administrative; le développements dans de nouveaux secteurs (grande distribution) et l'émergence de grands groupes privés; la poursuite des négociations en vue de l’adhésion à l'OMC; la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’UE.

D'une manière générale, la stratégie de l'UE vise l'accompagnement des réformes et du processus d'association avec une modernisation en profondeur des institutions algériennes, notamment de l'administration publique, tout en tenant compte de la nécessité de faire face aux contraintes de la situation sociale et politique afin d'améliorer les conditions de vie et d'assurer l'adhésion de la population au processus de réformes. La coopération poursuit donc quelques grands objectifs:

  1. appui aux réformes économiques et au renforcement des institutions de l'économie de marché dans la perspective d'un développement durable;
  2. développement des infrastructures économiques;
  3. développement des ressources humaines et
  4. consolidation de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance.