Aide humanitaire aux réfugiés sahraouis

Depuis plus de 30 ans, environ 90.000 réfugiés Sahraouis vivent dans la région de Tindouf, en Algérie, au cœur du désert.
La Commission européenne a contribué depuis 1993 à répondre à leurs besoins vitaux - alimentation, eau, logement et soins médicaux - avec 165 millions €.

Une crise humanitaire de longue durée

Lorsque l'Espagne s'est retirée de sa colonie du Sahara Occidental en 1975, elle a cédé le contrôle des deux-tiers du territoire au Maroc et un tiers à la Mauritanie. Le Front Polisario, fondée en 1973 par les opposants à la colonisation espagnole, a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976 et a établi un gouvernement en exil.

Lorsque la Mauritanie a décidé de céder son territoire en 1979, le Maroc et la RASD se sont retrouvés face-à-face. Bien que les deux parties aient accepté la médiation de l'ONU en 1991, le conflit n'a pas été résolu jusqu'à présent et aucune solution pour le peuple Sahraoui n'est pour le moment en vue.

Pris entre deux feux, des réfugiés Sahraouis se sont installés dans la région de Tindouf en 1975, tout en espérant rentrer chez eux. Aujourd'hui, une population estimée à 90.000 personnes est installée dans quatre camps de réfugiés: Dakhla, Smara, Laayoune et Aousserd.

Le climat de cette région est extrêmement rude. L'accès aux services de base - alimentation, eau, santé, logement et éducation - est très limité. Pour leur survie, les réfugiés sahraouis dépendent largement de l'aide internationale.

Faire face aux besoins vitaux

Le Service d'aide humanitaire de la Commission européenne répond aux besoins vitaux des réfugiés depuis 1993. En 2009, il a alloué 11 millions € pour améliorer leurs conditions de vie.

L'aide alimentaire est une composante majeur  de ce financement: 5,5 millions € sont dédiés à fournir non seulement l'alimentation de base comme la farine de blé, l'orge, le riz, l'huile, le sucre et les lentilles, mais aussi une alimentation plus nutritive et variée, y compris les aliments frais et riches en vitamines pour lutter contre la malnutrition.

L'eau est l'une des principales préoccupations des réfugiés.  ECHO contribue donc à assurer qu'il y a suffisamment d'eau potable. Des projets ont été lancés pour approvisionner les  camps en eau à travers des réseaux d'eau courante et du camionnage, afin de réduire ce dernier.

De plus, des campagnes de sensibilisation aux règles d'hygiène, en particulier dans les écoles, ont été lancées.

ECHO contribue également  à l'approvisionnement en médicaments et à la formation du personnel dans les hôpitaux locaux.  

Fin Octobre 2010, la Commission européen a mis à nouveau 10 millions d'euro à  disposition de l'aide humanitaire qui non pas encore été alloué.