Head of Unit Adaptation, European Commission – Adelia Agostinho (01/06/2011)

Jeune et Volontaire de l'Union Africaine

" L'idée est de considérer la jeunesse africaine comme une solution et non pas comme un problème"

Adelia AGOSTINHO, jeune Mozambicaine de 29 ans, est l'une des toutes premières Jeunes Volontaires de l'Union Africaine.  Link! a rencontré cette pionnière.

Adelia, vous faites partie du premier corps des Jeunes Volontaires de l'Union Africaine.  Expliquez-nous comment vous en êtes arrivée là.

Je fais effectivement partie du tout premier Corps des Jeunes Volontaires de l'Union Africaine 2010, qui regroupe plus de 50 jeunes issus de toute l'Afrique.  J'ai commencé mon travail il y a seulement un mois.

Mon parcours est un peu particulier car je suis affecté au sein même de l'Union africaine, ici à Addis Abeba, ce qui n'est pas le cas de tous mes camarades, qui sont en général volontaires de l'Union Africaine dans leur pays, ou bien dans d'autres organisations internationales.

Ici à Addis Abeba, je travaille pour le Département de  Ressources Humaines Science et Technologie au sein de la Division de la Jeunesse.   Je suis en train d'aider à la préparation du prochain sommet de l'Union Africaine qui aura lieu en Juin 2011 en Guinée équatoriale dans quelques mois sur le thème de la jeunesse. Ce sommet est tres spécial pour nous parce que pour la première fois elle va discuter des thèmes de la jeunesse.

J'étais auparavant stagiaire dans une Organisation Non Gouvernementale éthiopienne.  Avant cela, j'avais déjà eu des expériences de volontaire, au Mozambique, en Algérie (dans les camps de réfugiés sahraouis).  J'ai entendu parler par une amie de ce programme de volontaires qui était en train d'être mis en place par l'Union Africaine, j'ai postulé sur internet et j'ai été ensuite sélectionnée.  Je me suis ensuite rendue au Nigeria où j'ai suivi, avec tous les autres volontaires, une préparation visant à améliorer nos connaissances sur l'Union Africaine, la formulation et mise en place des projets, le processus et des techniques de recherche, des compétences professionnelles,  les compétences en leadership et les compétences de vie et la discipline personnelle.


Pourquoi selon vous l'Union Africaine a-t-elle crée le corps des  Jeunes Volontaires ?  A quel besoin cela répond-il?

Pour moi, c'est d'abord une initiative qui montre que les jeunes font partie de la société, qu'ils ont quelque chose à dire et que cela est pris en compte. L'idée est de considérer la jeunesse africaine comme une solution et non pas comme un problème.  Les jeunes ont une expérience du terrain, ils sont familier avec le contexte africain.  Ils apportent des idées nouvelles, de la créativité, de l'énergie.

Ensuite c'est une initiative qui, à mon avis, profite  tant aux jeunes qu'aux organisations qui les reçoivent. Les jeunes volontaires veulent être utiles, aider les gens.  Ils veulent surtout beaucoup apprendre.  En retour, leur présence profite aux organisations en Afrique qui ont généralement des problèmes de ressources humaines. Nous les aidons à  construire une Afrique meilleur.  . 
Plus qu’aux organisations, je crois que ce programme profite aux peuples africains dans la mesure où nous sommes la pour aider à mettre en Ĺ“uvre avec succès l’agenda de développent de l’Afrique (MDG, NEPAD).

Quelles sont vos premières impressions et recommandations ?

C'est un peu difficile de faire le point sur mon expérience un mois seulement après mes débuts.  Ce que je peux dire, c'est que je me sens utile et que l'on écoute ce que j'ai à dire. J'apprécie cela. Je suis affecté à une série de taches liées à la préparation du sommet de l'Union Africaine. Tout n'est pas encore complètement établi, mais il y a une série d’opportunités dans l’avenir et j'apprends et c'est le plus important! Je me sens utile.  Mon impression est positive

Je voudrais recommander aux Etats Africains de diffuser massivement les informations sur ce programme de Jeunes Volontaires.  Il faut que l'information soit connue dans tous les pays, ce qui est d'abord la responsabilité de chaque Etat.  Je pense qu'il faut également bien repérer les capacités des jeunes sélectionnés comme volontaires.  Le critère académique n'est pas le seul à prendre en compte.  Il faut avant tout savoir repérer ceux qui souhaitent et peuvent être utiles.  Les Etats membre de l’UA doivent non seulement diffuser les informations mais appuyer/faciliter la participation des jeunes.

J’encourage les jeunes africains à se joindre à cette initiative, que je crois être très intéressante du point professionnel.