Accords

Gabon

Riche en ressources naturelles, en particulier le pétrole, le bois et le manganèse, le Gabon est un pays à revenu intermédiaire, avec un revenu intérieur brut de 7,240 $US par habitant en 2008 (Banque Mondiale). Occupant une superficie relativement étendue (proche de celle de l'Italie, avec 267 667 de km2), le Gabon compte officiellement 1,5 millions d'habitants, dont  85 % vivent en ville. Le Gabon est classé 103ème sur 182 pays dans l'Indice de développement humain de l'ONU.

Les effets de la crise se font sentir dans le secteur pétrolier, dont l'économie dépend fortement, et aussi dans les secteurs bois et manganèse qui constituent, ensemble, les secteurs les plus importants pour l'économie gabonaise. Dans le secteur bois, la crise a conduit à une hausse importante du chômage.

Suite au décès du Président Omar Bongo Ondimba, après 41 ans de pouvoir, son fils Ali Ben Bongo a remporté les élections présidentielles en août 2009 avec 41,73 % des voix.

Le Gabon joue un rôle important dans le processus de maintien de la paix dans la région Afrique centrale. Le pays siège à la CEEAC et est signataire d'un accord de coopération sur la sécurité dans le Golfe de Guinée.

Les points clés des relations entre l'UE et le Gabon

La stratégie de coopération au développement UE-Gabon pour la période 2008-2013 s’appuie d’abord sur les piliers définis par le Gabon dans son Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) adopté en 2006. L'UE prévoit 49 M€ pour le soutien des 2 secteurs de concentration suivants :

  • Gouvernance sectorielle, notamment la gouvernance des transports, la gouvernance minière, la gouvernance des ressources naturelles et l'assainissement urbain;
  • Education et formation : deux axes majeurs : l’éducation de base et l’enseignement technique / formation professionnelle.

La stratégie couvre aussi des secteurs hors concentration : la valorisation et la gestion des ressources naturelles renouvelables; le renforcement des capacités du secteur privé et du secteur public, surtout dans la dimension coopération régionale; et la facilité de coopération technique. 

Le Gabon négocie actuellement un Accord de partenariat économique (APE) avec l'UE, en tant que membre de la CEMAC et donc membre du groupe de négociation de l'Afrique centrale.

São Tomé e Príncipe

São Tomé e Príncipe est un petit État insulaire, dont la population est estimée à  160.000 habitants. La langue officielle est le portugais et la monnaie, le dobra, a été rattachée à l'euro  par un accord monétaire avec le Portugal en 2009. Au moment de son indépendance, en 1975, São Tomé e Príncipe a hérité du Portugal d’une économie exclusivement basée sur l'agriculture, et plus précisément sur la monoculture du cacao. L’existence de pétrole offshore semble confirmée, mais les perspectives d'exploitation sont incertaines (à partir de 2015-20).

São Tomé e Príncipe fait partie des pays moins avancés (PMA) avec un des Revenus nationaux bruts (RNB) par habitant des plus faibles d’Afrique (1.020 US$, BM 2009). Alors qu’il ne se situe qu’au 164ème rang mondial en termes de RNB par habitant, il occupe le 131ème rang en termes de développement humain sur 182 pays considérés (PNUD 2009). L’ensemble des indicateurs de pauvreté restent cependant préoccupants.  En 2007, le pays a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés).

Les élections locales et législatives ont été réalisées en juillet/août 2010 et ont conduit à un changement de Premier Ministre (Patrice Trovoada) et d'équipe gouvernementale. Les élections présidentielles sont prévues en 2011.

São Tomé e Príncipe est membre de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et est observateur à la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) ; il détient le poste de secrétaire exécutif à la Commission du Golfe de Guinée (CGG) et  a signé, en mai 2009, un accord  technique avec le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon sous l'égide du Conseil de paix et sécurité en Afrique centrale (COPAX de la CEEAC) pour une surveillance conjointe de la sécurité maritime. 

Les points clés des relations entre l'UE et São Tomé et Príncipe

Les relations avec l'Union européenne sont bonnes et la Commission y est représentée par la délégation de la Commission de Libreville (Gabon). Le pays bénéficie du Programme Indicatif National 10ème FED (2008-2013) (Fonds - € 17.100.000). Les axes prioritaires sont :

  • l'appui au secteur routier - € 13.300.000 (capacités institutionnelles, infrastructures, entretien, aménagement du territoire), avec la perspective d'utiliser une aide budgétaire sectorielle quand les conditions le permettront ;
  • renforcement des finances publiques et appui à l’Accord de partenariat économique et à l'intégration régionale;
  • contribution à la coopération régionale PALOP/Timor Leste.

En 1984, la CE et São Tomé e Príncipe ont signé un Accord de Pêche. Un nouvel accord est actuellement en cours de négociation. São Tomé e Príncipe participe à la négociation de l'Accord de partenariat économique de l'Afrique centrale avec  les pays de la CEMAC et la République démocratique du Congo. Pour le moment, dans la région, le Cameroun est le seul pays à avoir signé un accord intérimaire, portant sur le volet accès au marché (marchandises).

Guinée Equatoriale

La Guinée équatoriale est un pays riche de l'Afrique centrale avec un Revenu intérieur brut de 14 980 US$ par habitant en 2008 (Banque Mondiale), entre l'Oman et l'Arabie Saoudite. Pourtant, dans le rang de l'Index de développement humain, la Guinée équatoriale occupe la 118ème place sur 182 pays. Le pays s'étend sur une superficie de 28 051 km² et compte (officiellement) 1 015 000 habitants. Auparavant appauvrie par des décennies de dictature, la Guinée équatoriale est devenue, depuis la découverte de réserves importantes de pétrole en 1996, le troisième producteur et exportateur de pétrole de l’Afrique subsaharienne, après le Nigeria et l'Angola. L'économie y est maintenant fortement dépendante.

Les points clés des relations entre l'UE et la Guinée Equatoriale

Le dialogue politique avec les autorités a repris depuis 2007. Les parties se rencontrent sur des points spécifiques, comme par exemple en février 2009 les droits de l'Homme.
La réserve émise en 2008 par la Guinée Equatoriale sur l'Article 11 de l'Accord de Cotonou, qui fait référence à la Cours Pénale Internationale, rend sa ratification de l'Accord de Cotonou non-valable. Par conséquent, la Guinée Equatoriale ne peut pas bénéficier actuellement du financement du 10ème FED dédiée à la bonne gouvernance et qui devait continuer la ligne du 8ème et du 9ème FED.

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